14/02/2005

L'odeur de C

Quand il est né, on l'a posé encore gluant sur son torse dénudé. La sueur de l’accouchée s'est mêlée aux liquide qui enveloppaient son petit corps; tout de suite, le bébé a bougé de la tête, de tout son corps il a ondulé, ses doigts se sont crispés sur sa peau moite, il est remonté plus haut vers le visage, cherchant le sein, écartant ses narines, sa bouche a cherché cherché, petit animal à la parole pas encore née, fouinant dans les replis de la peau de sa mère, le bébé a cherché quelque chose qui allait le combler. L’odeur de la mère, à jamais imprimée dans l’herbier de sa mémoire. L’odeur du fils, immense, envahissant l’identité de la toute nouvelle mère écartelée.



21:40 Écrit par VN | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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