09/08/2005

Que c'est triste, c'est égal

"Nulle part mon père ne s'est promené avec moi main dans la main".
 
Qu'il est triste, le dernier Agota Kristof. Dans cette nouvelle très courte intitulée "Mon père", l'auteur lève un voile sur ses souvenirs d'enfance, dans une ville sans beauté. En Hongrie, son pays d'origine qu'elle a quitté en 1956. D'autres textes du même recueil cernent, en quelques lignes, le crime, la mort, la perte. Un homme est changé en statue au moment où il embrasse son chien. Un enfant veut tuer ses parents. Des gens sont épinglés comme autant d'insectes, dans un cadre d'entomologiste.
 
J'avais  aimé "Le grand cahier" d'Agota Kritof, en 1986. Aujourd'hui, elle sort ce livre qui me glace. Aucune trace d'espoir, ou si peu. Aucun souffle de gens heureux. Restent les mots d'une femme au scalpel.
 
"C'est égal", d'Agota Kristof, Seuil.
 




21:42 Écrit par VN | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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